Février 2019 –

La phrase « La haine de l’autre n’était pas perceptible dans les rangs des spectateurs » (Charente libre.fr), résume parfaitement l’ampleur de l’aveuglement face aux « blagues » de Dieudonné M’bala M’bala.

Février 2019, « l’humoriste » français est à nouveau en tournée dans des coins les plus secrets de notre chère France. « T’as rien compris, il se moque de tout le monde et de tout ! », « Mais, il a un putain d’humour », « Mais non, il n’est pas antisémite, t’es juste parano ! », « Et, puis, on nous bassine avec la Shoah ! Et, qui parle de la traite négrière, hein ? ». Voilà, les réponses qui sont assénées dès lors qu’on tente de discuter avec les anciens copains de jeunesse, fans du grand génie « Dieudo ».

Celui qui, dans les années 2000, visait les Juifs et cofondait un parti antisioniste avec Alain Soral, antisémite obsessionnel, a atteint un point de non-retour en 2008. Sur la scène du Zénith , il fait monter le négationniste Robert Faurisson et lui décerne le « Prix de l’infréquentabilité et de l’insolence ». En 2011, on le voit réaliser un film ignoble financé par l’Iran et dans lequel il joue : L’Antisémite.

La parole négationniste est perfide, elle n’annonce pas son antisémitisme. Sous le ton de « qu’est-ce-qu’on-se-marre », Dieudonné reprend dans son dernier spectacle les poncifs négationnistes : Le procès de Nuremberg est jugé comme un show, les chambres à gaz sont niées et la Shoah est banalisée.

Pour répondre à la sainte objection de la liberté d’expression et des « foutez-lui la paix », rien de mieux que de reprendre cette analogie explicite :

« De même que crier « au feu » dans une salle bondée n’est pas puni comme mensonge, mais comme une action dangereuse, le négationnisme n’est pas incriminé en tant qu’expression d’une opinion mensongère, mais en tant que mensonge qui fait partie d’une campagne de propagande antisémite ». Troper Michel, « La loi Gayssot et la Constitution ».

 

 

  • Sur les chambres à gaz, les réfutations sont nombreuses, citons un ouvrage de synthèse, Les Chambres à gaz, secret d’Etat, de Eugen Kogon, Hermann Langbein, Adalbert Rückerl, mis en ligne dans son intégralité par phdn.org.

 

 

–––– Voir quelques extraits de la vidéo de son spectacle sur Charentelibre.fr

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